Le produit intérieur brut (PIB) vaudois devrait ralentir à 1,0% de croissance en 2026, contre 2,4% en 2025, selon les dernières données publiées par la Commission Conjoncture vaudoise. Ce fléchissement intervient dans un contexte mondial chargé, marqué par des tensions géopolitiques qui pèsent sur les perspectives économiques.
Ce ralentissement de l’économie vaudoise intervient dans un contexte marqué par les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran, entrecoupés de regains de tension, ainsi que par la politique commerciale américaine et la guerre au Moyen-Orient. Le degré d’incertitude reste élevé, sur fond de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran entrecoupés de regains de tensions.
Une demande locale qui ne suffit plus
Face à ce contexte, la demande intérieure, bien que robuste, ne compense pas le manque d’élan mondial. Le ralentissement ne touche pas seulement Vaud : selon les estimations du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), la croissance suisse passerait de 1,5% en 2025 à 0,9% en 2026.
Pour le marché du travail, les indicateurs ne sont pas rassurants. Le chômage s’établit à 4,7% dans le canton, contre 2,9% au niveau suisse, creusant davantage l’écart entre Vaud et la moyenne nationale. Selon la dernière enquête conjoncturelle, menée du 27 février au 15 avril 2026, l’activité s’annonce globalement stable dans le canton en 2026, même si la dynamique positive de l’emploi semble s’essouffler et les investissements se tasser.
Des secteurs aux fortunes contrastées
L’impact du ralentissement ne sera pas uniforme selon les branches. Les services financiers pourraient connaître une forte croissance (plus de 2%) en 2026 et 2027, alors que les fabricants de machines, d’instruments de précision et de montres pourraient rebondir après plusieurs années difficiles.
La situation s’avère bien plus sombre ailleurs. La chimie-pharma pourrait subir une forte baisse (plus de, 2%) sur ces deux années, après plusieurs années dynamiques, et l’hôtellerie-restauration une baisse modérée. Ces secteurs, longtemps piliers de l’économie vaudoise, entrent ainsi dans une phase d’incertitude prolongée.
Une fenêtre de reprise en 2027
Une légère reprise, avec une hausse du PIB de 1,5%, est envisagée pour 2027. Cependant, cette perspective reste largement tributaire de l’évolution de la situation géopolitique. Les facteurs de risque restent nombreux : le conflit au Moyen-Orient et la situation géopolitique globale, la politique commerciale américaine, l’endettement de certains pays, le renchérissement ou le cours du franc, notamment.
Pour les Vaudois et les entreprises du canton, 2026 s’annonce comme une année de prudence et d’adaptation, où les marges de manœuvre se réduisent face à des vents contraires qui soufflent depuis l’autre côté de l’Atlantique et du Moyen-Orient.