Contexte des négociations sur le programme nucléaire iranien

Des discussions entre l’Iran et les États-Unis, adversaires depuis quarante ans, avaient été engagées en avril sous la médiation du sultanat d’Oman pour examiner le programme nucléaire iranien, sujet de tensions avec les puissances occidentales.

Événements de juin et escalade des tensions

Les pourparlers se trouvent bloqués depuis l’attaque surprise d’Israël le 13 juin, qui a provoqué un conflit d’environ douze jours entre l’Iran et Israël. Dans ce contexte, les États-Unis ont également mené des frappes sur trois sites nucléaires iraniens.

Le 22 juin, l’armée américaine a bombardé le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, ainsi que des installations nucléaires à Ispahan et Natanz, dans le centre du pays.

Le président américain Donald Trump affirme depuis plusieurs mois que les sites ont été « annihilés », mais l’étendue précise des dégâts demeure inconnue.

Réactions et déclarations officielles

Sur le plan iranien, le message est celui de la reconstruction. Le président iranien a déclaré lors d’une visite au siège de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique que détruire des bâtiments ne les ferait pas reculer et que ces installations seraient reconstruites, et même renforcées.

En février, Massoud Pezeshkian avait averti que si les ennemis détruisaient une centaine d’installations nucléaires, les générations futures en construiraient mille.

L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême, avait quant à lui affirmé fin octobre que Donald Trump « rêvait » s’il pensait avoir détruit ces sites.

Le sultanat d’Oman, qui avait facilité plusieurs cycles de discussions au printemps, a appelé à reprendre le dialogue et à relancer les échanges entre les parties.

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