Le Centre Vaud vient de mettre un point final à un chapitre tumultueux. Réuni lors de son assemblée des délégués, le mercredi 3 septembre, le parti centriste du canton a décidé de rompre l’alliance vaudoise et de réorienter sa stratégie politique en vue des élections cantonales de 2027, prévues pour le printemps prochain.

La décision intervient à quelques semaines du départ bruyant de Valérie Dittli, conseillère d’État et figure de proue du Centre Vaud. Contestant la ligne du parti et les remises en question qui s’ensuivaient, Dittli a claqué la porte pour lancer son propre mouvement politique, le Mouvement libéral. Une hémorragie que le Centre Vaud doit maintenant digérer.

Vers une alliance centripète

Face à cette fragilisation, la direction du parti a choisi une stratégie offensive : s’allier avec les autres formations centristes du canton. Selon les informations rapportées lors de l’assemblée des délégués, Le Centre Vaud estime que cette convergence au centre du spectre politique renforcera sa voix et sa capacité à négocier les postes du Conseil d’État et du Grand Conseil lors du scrutin de 2027.

Ce repositionnement s’inscrit dans une logique claire : le Centre Vaud reconnaît que les alliances précédentes, notamment avec des partenaires plus à droite, ne lui ont pas permis d’imposer son agenda propre. En se rapprochant d’autres centristes, le parti espère construire un bloc plus homogène et crédible aux yeux de l’électorat modéré vaudois.

Une élection cruciale

Les élections de 2027 revêtent une importance majeure pour les formations politiques vaudoises. Le départ de Valérie Dittli complique la donne pour Le Centre, puisque c’était sa principale figure ministérielle. La présidence du parti a confirmé que Isabelle Chappuis, autre figure centrale, ne briguera pas le Conseil d’État. Le Centre Vaud devra donc trouver de nouveaux candidats et de nouveaux messages pour convaincre les électeurs.

La rupture de l’alliance vaudoise offre néanmoins une opportunité : celle de redéfinir l’identité du centre en Vaud, loin des compromis qui ont caractérisé les gouvernances précédentes. Reste à voir si cette nouvelle stratégie portera ses fruits auprès des électeurs, ou si elle ne fera qu’accélérer le déclin du parti face à la fragmentation politique accélérée par l’entrée en scène du Mouvement libéral de Dittli.

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