Une époque prend fin au Palais du Saint-Maire. Le Parlement vaudois a largement accepté en première lecture l’abolition de la rente à vie des conseillers d’État, un système déjà supprimé dans les autres cantons romands. Cette mesure signifie que Roger Nordmann devrait être le dernier conseiller d’Etat vaudois à toucher une rente à vie au terme de son mandat.

Un privilège qui n’existait plus ailleurs

La pension viagère des anciens ministres demeurait une singularité vaudoise, incompatible avec l’évolution des pratiques cantonales en Suisse romande. Cette rente, versée jusqu’au décès, apparaissait de plus en plus anachronique dans un contexte où les finances publiques restent sous tension. Son maintien avait attiré des critiques, notamment en raison de l’absence de cotisations préalables de la part des conseillers d’État qui en bénéficiaient.

Un dossier qui divise

Le parti dénonce des “manoeuvres grossières” alors que certaines voix assurent que des élus libéraux-radicaux se seraient ralliés à la ministre centriste. Ce soutien inattendu a contribué à la large majorité obtenue en première lecture, témoignant de convergences politiques au-delà des clivages habituels du Parlement.

Le dossier passera à la deuxième lecture avant d’être finalisé. Mais le vote de mardi envoie un message clair : Vaud entend harmoniser ses règles avec celles appliquées ailleurs en Suisse romande et réduire des charges récurrentes qui pèsent sur les finances cantonales. Pour les futurs conseillers d’État, la fin d’une rente automatique marquera une rupture avec un ancien modèle de gouvernance.

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