Dans le canton de Vaud, les assistantes maternelles familiales, communément appelées « mamans de jour », sont de moins en moins nombreuses en raison du manque de reconnaissance, de la concurrence avec les crèches et des faibles revenus. Une situation qui menace la diversité de l’offre d’accueil de la petite enfance en Vaud.

Le portrait financier de ces professionnelles est peu reluisant. Pour les tâches de préparation de repas, promenades, jeux et nettoyage, elles touchent 6,20 francs bruts par heure et par enfant, 5,10 francs si l’enfant est absent, avec un salaire mensuel variable avoisinant les 3000 francs. Des revenus modestes pour un travail exigeant.

Il s’agit d’un travail complexe qui s’exerce seul la majorité du temps, dont les responsabilités sont élevées, avec pourtant des prérequis de formation et d’expérience. Malgré ces exigences, la profession souffre d’une image ternie : une « représentation négative » existe auprès de certains parents qui privilégient souvent l’accueil collectif au familial.

Le canton compte actuellement un peu plus de 1000 assistantes maternelles familiales au total. Ce chiffre ne cesse de diminuer, privant les familles vaudoises d’une solution de garde flexible et personnalisée.

Des salaires mensualisés en test

Face à l’urgence, des initiatives émergent. Des projets de salaires mensualisés sont actuellement testés et pourraient rendre le métier plus attractif. Les discussions sur un système de salaire mensualisé sont en cours, bien que les postulations pour être assistante maternelle familiale se fassent toujours rares.

Ces expériences inspirées d’autres cantons constituent une lueur d’espoir pour redynamiser un secteur clé du soutien à la parentalité vaudoise. Sans interventions structurelles rapides, Vaud risque de voir s’aggraver la pénurie de places en accueil familial.

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