Valérie Dittli, ministre de l’Agriculture et du Numérique, a annoncé qu’elle quittait son parti après avoir perdu le soutien du comité de présidence et du comité cantonal. Elle fera campagne pour l’élection au Conseil d’Etat sous la houlette de son nouveau groupe politique, le Mouvement libéral.

Cette scission intervient dans un contexte de tensions au sein du Centre Vaud. Elle entraîne dans son départ un tiers du comité de direction, ce qui affaiblit considérablement la formation qui la soutient. Le timing est explosif: nous sommes à six mois des élections cantonales de 2027, période cruciale où les enjeux d’investiture et de visibilité se cristallisent.

Un enjeu stratégique majeur pour 2027

Le départ de Dittli revêt une importance stratégique majeure pour la vie politique vaudoise. En tant que conseillère d’État sortante, elle bénéficie d’une notoriété et d’une visibilité indéniables. Son choix de créer son propre mouvement plutôt que de rejoindre une formation existante marque une volonté d’indépendance politique clairement affichée.

Les raisons du départ demeurent, selon les premiers éléments disponibles, liées à des désaccords internes profonds. Dittli a perdu le soutien de la direction du Centre Vaud et a choisi de ne pas poursuivre au sein d’un parti qui ne la soutient plus. Cette rupture intervient à un moment où le rapport de force politique au Conseil d’État et au Grand Conseil vaudois se recompose en vue du scrutin de 2027.

Une nouvelle formation libérale en quête de définition

Le Mouvement libéral constitue désormais la nouvelle bannière sous laquelle Dittli entend briguer un mandat lors des prochaines élections cantonales. Cette formation politique nouvelle reste à définir en termes de programme et de positionnement sur l’axe gauche-droite, mais elle s’inscrit dans la mouvance libérale affichée par son nom.

Le mouvement politique vaudois entre ainsi dans une phase de recomposition où les équilibres du Conseil d’État, actuellement composé de représentants de différentes sensibilités, pourraient être bouleversés. Les forces en présence vont devoir se repositionner en fonction de ce nouveau champ de bataille électoral qui se dessine en amont du scrutin de 2027.

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